Conseil musical : Milow- Ayo Technology

[[ Petits problèmes de Mac (crash du HD), détails administratifs à régler pour mon nouveau stage, dossiers de M2 à remplir et Ekklektik se retrouve à sec de posts pendant un peu trop longtemps, dur dur d’être blogger en ce début d’année. Voilà pour les raisons de mon long silence. ]]

Tout le monde semble l’ignorer en France.
À moins qu’on ne nous en parle pas.
Ou alors, on ne veut pas l’entendre.

Et pourtant il se passe des choses en Europe, des choses plutôt importantes dont il serait utile d’avoir quelques détails pour comprendre le monde dans lequel nous nous trouvons.

Une énième théorie de la conspiration ?
La découverte des cabinets noirs de l’Elysée ?
La revanche du retour de la vengeance du cabinet de Bilderberg ?

Rien de tout ça, rassurez vous. Il s’agit juste des Chinois. Ils sont arrivés en Europe ce matin. Pas tous, juste le ministre du commerce Chen Deming et une délégation « d’experts » diverses et variés ainsi que quelques chefs d’entreprises. Ils visiteront l’Espagne, l’Allemagne, la Suisse et la Grande-Bretagne en évitant soigneusement de passer par notre douce France avec une mission précise et un chèque d’environ 1,5 milliards d’euros (dont tout le monde sait bien qu’il s’agit de beaucoup plus, si jamais cette délégation au cœur d’artichaut venait à avoir un coup de cœur économique).

La Chine souhaite en effet se doter d’entreprises innovantes dans leurs domaines, histoire de racheter des compétences que le pays n’aurait pas encore développé. Pour simplifier, le fond souverain chinois souhaite investir dans l’économie Européenne. Plutôt que de détenir des bonds du trésor américain, il se murmure dans les milieux financiers biens informés (et aussi tous les autres milieux) qu’il est plus sûr d’avoir des actifs dans des sociétés novatrices. D’autant que ces dernières ne se monnaieront pas au prix fort vu le contexte.

Pas de réactions des médias, de l’Elysée, des bloggers… Tout va bien ?

Affirmatif, parce que brader les entreprises innovantes françaises au fond souverain chinois ne serait pas une bonne idée sur le long terme.

Négatif, parce que la relance (et les fonds) n’est pas pour tout de suite.

Sûrement contrariée par l’histoire du Dalaï-lama, la Chine boude la France, a terme, on pourrait y voir un mal pour un bien.

Wait & see diraient les geeks.

[[ Ce qui me permet de conclure sur une petite touche de militantisme utile qui me tient à cœur.

La blogosphère se mobilise en ce moment même pour que la loi HADOPI ne soit pas adoptée.

Plusieurs « lettres types » circulent en ce moment pour lutter contre cette loi qui selon toute vraisemblance va à l’encontre du bon sens.

Voilà un lien qui suggère une lettre que j’ai moi-même envoyé à mon député Jean Louis Bernard (3eme circonscription du Loiret) en début de semaine et à laquelle il n’a toujours pas répondu… Si le cœur vous en dit, n’hésitez pas à forwarder ça à vos élus avant le vote de mars. ]]

Ju

PS : Nouvelle présentation et nouveau CV sur Ekklektik.

Classé dans : Economie, Politique | Julien Levêque | 25 février 2009 Commentaires (4)


Conseil musical : NTM- Seine saint Denis Style

Mes soirées endiablées du week-end marquée par les effluves latentes du rhum et les assauts répétés des parfums féminins les plus doux me permettent souvent un réveil embrumé au son de radios rivalisant d’originalité pour me tirer de ma grâce matinée hebdomadaire.

Et c’est tout naturellement que, ce matin, je me suis levé en écoutant l’émission « argent comptant » de BFM. Émission qui a eu le mérite improbable de me faire prendre conscience que la vie boursière pouvait être au moins aussi palpitante que ma vie de stagiaire parisien.

Je t’apprécie, je te déprécie.

Grand naïf parmi l’éternel, j’avais toujours cru que le principe de la bourse était basé sur l’appréciation des titres et j’ai appris aujourd’hui que certains produits financiers permettaient de gagner de l’argent en pariant sur la dépréciation du CAC. Et, un peu comme si l’on découvrait qu’il existe une recette de mojitos sans rhum qui produit le même effet que celui pourvut du liquide magique, j’ai découvert les « trackers. » Proposés à partir de 85 euros, ils sont rémunérés a hauteur du pourcentage de perte de l’indice parisien. La bourse étant très volatile en ce moment, ces « trackers » semblent être un outil à la mode pour les traders en manque de sensation fortes et autres boursicoteurs en herbe.

Cependant, à l’image des mojitos classiques, qui restent des valeurs sûres, l’appréciation des titres est aussi un bon moyen de faire de l’argent. On apprend, au hasard des performances de cette semaine que la BNP fait une progression faramineuse de 40 %. Le flou autour de l’affaire Fortis étant levé, la banque peut à nouveau respirer et pourquoi pas continuer à faire son boulot, ou pas.

Violence convertible ?

Mais plus que le fait de permettre à chacun de faire de l’argent ce qu’il y a de vraiment fascinant dans la bourse, c’est ce jargon imperméable. Cet élitisme syntaxique qui pousse d’emblé à faire avouer à chaque interlocuteur qu’il n’y connaît rien avant même que la discussion n’aboutisse à un quelconque débat. La maïeutique de Socrate puissance dix.

Nul besoin d’aller chercher loin. On parle d’effets multiplicateurs violents, d’actions, d’obligations, d’obligations convertible…Et, à ce propos, l’animateur de l’émission a attiré notre attention sur un produit intéressant, des obligations convertibles émises par Alcatel. Ce petit produit assure à l’actionnaire sous réserve que le groupe ne fasse pas faillite une rémunération à 16% au 1er janvier 2011. Et tout cela sans compter les coupons rapportant environ 4% par an. À la manière de Jean Pierre Gaillard, il ne me reste qu’à vous donner le code de cette obligation convertible: YAUL.

En somme, si par malheur le rhum venait à manquer, la bourse pourrait toujours vous proposer des cocktails méconnus mais non moins redoutables. Seulement méfiance puisque le fait qu’Alcatel ne fasse pas faillite est une donnée plus que risquée dans ces temps troublés et que la gueule de bois boursière est souvent plus vicieuse que son homologue alcoolisée.

Indicateurs.

Et c’est exactement pour cela qu’il existe des indicateurs boursiers, pour éviter les lendemains difficiles. Cette semaine LA statistique (voire le couperet) tombera vendredi à 14h30, heure française.

Les chiffres du chômage américain, vont faire mal en décembre, 524 000 emplois ont été supprimés et pour janvier se seraient 500 000 emplois de plus qui l’auraient été. Le coma éthylique se rapproche dangereusement.

Malgré toutes ses mauvaises nouvelles, les traders français conservent leurs primes de 2008, alors que certains de leurs confrères d’Euronext manifestaient le 29 janvier dernier.

Le monde boursier ne tourne plus rond, mais il tourne.

Une tequila sunrise s’il vous plait.

Ju

Classé dans : Economie | Julien Levêque | 1 février 2009 Commentaires (0)

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