Conseil musical : Doc Gyneco : Vanessa

La théorie de « l’offre et la demande » fait les beaux jours des professeurs d’économie de terminale ES en leur permettant de pouvoir expliquer à leurs élèves aussi éduqués que spirituels comment il est possible de fixer le prix d’un objet.
Mais dans un monde instable dans lequel plus rien n’est respecté, la récente crise a montré que cette loi était loin d’être immuable.
En effet, en présence du même nombre de biens très sollicités face à eux, les décideurs ont vu la valeur de ces biens chuter de façon inexorable alors même que la demande n’avait pas évolué et qu’elle avait même tendance à augmenter.
Les biens ont ainsi continué à engranger des bénéfices pendant que leurs valeurs se rapprochaient dangereusement de zéro, en poussant certaines à se faire soudoyer par des fonds extérieurs.

Il est vrai que le PS à souffert.

Deux candidates, face à des électeurs, toujours plus nombreux ont vu leur dignité plonger plus bas que terre. La faible offre et la forte demande, n’ont cette fois que produit un abaissement général du niveau des idées avec en bonus des poursuites judiciaires alléchantes en prévision. Et ceux, malgré le fait que chacune des candidates continuait d’engranger des supports au sein du parti.
Alors que le monde redécouvre Keynes, et son interventionnisme, le PS avait pourtant bien retenu sa leçon et a fait intervenir sur le marché des élections la fameuse commission de récolement pour résoudre le problème. On peut d’ailleurs prévoir que cette intervention aura autant de succès que le plan Paulson, pour l’économie mondiale. Comprenez par là, limité dans le temps, avec le besoin de maintenir la logique interventionniste par une multitude de plans de sauvetage et une valeur toujours faible.

Pour la bourse, c’est l’argent, pour le PS c’est quoi ?

D’après la gauche, c’est le capitalisme qui a créé la crise, il n’y a qu’un pas pour dire que ce sont les socialistes qui ont créé le fiasco du renouvellement du premier secrétaire national du parti. Alan Greenspan, Francois Hollande même combat ? Ce qui est sur c’est que les liquidités qui ont manqué à Lehman Brother pour survivre se sont muées en idées manquantes aux dirigeants du PS.
Le NPA l’affirme, « C’est aux riches de payer leur crise », le bon sens voudrait que ce soit aux socialistes de payer la leur. Martine Aubry arrive à la tête d’un parti bien faible sur le plan idéologique. Elle devra justifier des futurs résultats aux Européennes et aux régionales ce qui fera les choux gras de la fraternelle Ségolène, qui le sera moins lorsqu’il faudra trouver un remplaçant au maire de Lille en vue de 2012.

Et après ?

En attendant vous pouvez acquérir ce PS convalescent qui est vendu aux enchères sur Ebay. Livré « sans capitaine » et mis à prix 1 euro symbolique, parions que l’offre et la demande feront le reste.

Ju

Classé dans : Economie, Politique | Julien Levêque | 26 novembre 2008 Commentaires (2)

Pique

Un peu de mathématique ne fait jamais de mal.

Attention ce raisonnement ne se déroule pas TCEPA (Toute Chose Etant Égale Par Ailleurs.)

On suppose 3 candidats déclarés,
Le premier a remporté un vote d’adhésion de 29%.
Le deuxième cumule la sympathie de deux votes à 25 % chacun.
Enfin le troisième peut compter sur 18,5% d’adhérents.

La question est quel candidat va remporter un nouveau suffrage, si l’on suppose qu’il n’existe pas de transitivité entre les votes ?

J’ai bien peur que la réponse soit 0 majorité qui se dégage.

Le PS actuel fait mal à voir, les querelles des dirigeants et les petites phrases lourdes de sens se trouvent; les idées et les propositions se cherchent. Partisans du changement Royal ou de la continuité à l’Aubry des idées, réjouissez vous, le moment du vote est arrivé. Et l’Hamon dans tous ça ? Il semble perdu aux oubliettes d’un parti dont il se revendiquait pourtant comme « le meilleur candidat. » Ça doit un peu piquer la gorge des militants toute cette amitié partisane.

N****

Résultats officiels des courses demain, ou vendredi si rien ne s’arrange. En attendant quelques-uns se sont perdus dans les méandres d’un système de choix bien archaïque que Manuel Valls critiquait avec justesse sur les ondes de RTL hier. De la à dire que Bertrand Delanoë s’est fait N*****, il n’y a qu’un pas. Attention, il n’est pas le seul et Ségolène Royal va selon toute vraisemblance passer à la casserole elle aussi, alors qu’elle constatait sur France Inter ce matin que tout cela devenait « arithmétiquement difficile. »

Douille

Au final, c’est le PS qui douille. Les enfantillages des barons fleurent l’impuissance des pires années et il y a fort à parier que la fraternelle main d’ores et déjà tendue de Martine à Ségolène ne suffira pas à guérir les blessures du parti.
Ironie du sort ?

Quel que soit le résultat de demain, on peut dire que le vainqueur sera l’andouille…

Ju

Classé dans : Politique | Julien Levêque | 19 novembre 2008 Commentaires (0)

Conseil musical : Omnikrom feat numero # – Chewing-gum fraise

Pourquoi pas de posts pendant une semaine ? Parce que les macs sont des ordinateurs comme les autres et qu’ils tombent en panne aussi (mais moins souvent que les PC, il ne faut pas abuser). Une semaine de SAV plus tard me re-voilà avec mon tout nouvel écran, plus aiguisé que jamais à commenter tant l’actualité internationalement mondiale que micro locale.
Et on commence fort, puisque samedi dernier à Montpellier, j’ai vécu une expérience hors du commun. Mon premier meeting politique. En effet, ma sensibilité de centre droit n’auras pas empêché quelques jolis sourires taquins et sensuels à me convaincre d’assister au meeting du NPA, le nouveau parti anticapitaliste avec la présence himself de mon fonctionnaire préféré, Olivier Besancenot.
Me voilà donc a 18h30 à déambuler entre les stands de RESF (réseau éducation sans frontière), des sandwichs au jambon et des sympathisants du futur parti (qui se constituera officiellement en janvier prochain). Je me devais donc de partager cette expérience surréaliste avec vous.
Nos amis révolutionnaires de l’extrême gauche, qu’on a peu entendu ces derniers temps (je le déplorais dans d’autres posts) et qui se sont récemment vus piqué leurs rôles de grands méchants par les ultra-gauchistes, étaient plus en formes que jamais. Venus en nombres, à la louche à peu prêt 1000 personnes au parc des expositions, pour admirer LE camarade Olivier, ils ont dévoilé le programme du futur NPA. Après un petit coup de bluff, me voilà dans la salle de la conférence de presse, a moins de 5 mètres du phénomène militant entouré de 5 journalistes et autant de photographes. Première constatation, Olivier porte des Nike, c’est facile, mais ça fait du bien ! A priori, fatigué du voyage, la conférence dure moins de 10 minutes, et même s’il a l’air éprouvé, il fait bonne figure et conserve à mes yeux son image de type sympa.

Le début du meeting donne la mesure de la motivation des personnes présentes. Et malgré l’énergie déployée par les cadres du parti pour éviter que la presse ne relève le culte du chef, c’est bien une assemblée debout qui ovationne l’arrivé du camarade Besancenot. 5 personnes à la tribune pour expliquer en quoi le parti est un renouveau et la seule alternative possible au système actuel. Passons sur les 4 premiers intervenants à l’intérêt relatif et qui font véritablement office de première partie. Puis vient le tour de celui pour lequel la foule à fait le déplacement. Tel un animal captif que l’on libère spontanément, Olivier prend le micro et jusque la plutôt calme et attentif s’apprête à livrer un show endiablé de 30 minutes sans regarder ses notes ni même hésiter une demi seconde sur ce qu’il va affirmer.
Il manie redoutablement bien les armes du discours politique moderne. Les citations assassines, le trait d’humour, les exemples anecdotiques, l’interactivité avec le public, tout y est. Très loquace sur la crise, il l’attribue au système capitaliste tout en tapant allégrement sur les actions du gouvernement souvent avec justesse concernant sa gestion.

La sentence tombe, on ne peut pas moraliser le capitalisme.

Puis vient le temps des promesses, un système plus juste, ou l’on récolte les fruits de ce que l’on produit dans une perspective marxiste, il appuie la ou ça fait mal. Il réclame 300 euros de plus par moi pour chacun, il évoque un vrai socialisme ou la collectivité déciderait pour elle-même. Et, sûrement grisé par l’enthousiasme palpable de la foule acquise à sa cause, il dévoile alors les propositions du NPA, puisqu’il aime à répéter que l’extrême gauche est une force de proposition. Il souhaite « exproprier » les banques, créer une banque unique gérée par un organisme public, faire la même chose avec la BCE et nationaliser tout ce qu’il peut. « Certains me parleront de mesures totalitaires, oui et alors ? » L’extrême gauche décomplexée est bien en train de faire son coming out. D’un vrai socialisme « 100% à gauche », on passe à l’extrême dans ce qu’il a de plus inquiétant, la révolution, le totalitarisme voire la suppression du concept d’individu. Pour conclure son discours si enjoué Olivier cite Malcom X ce qui termine d’électriser la foule qui peut s’en retourner repue de cette parenthèse anti-capitaliste dans un monde dicté par la consommation de masse.
Bien sûr, tout n’est pas mauvais dans ce que dénonce le NPA, comment ne pas être d’accord avec des notions comme la rémunération du travail à sa juste valeur, ou encore le respect mutuel et des valeurs de bon sens ?
Mais comment ne pas s’interroger en retour sur des bizarreries idéologiques, qui veut que le NPA s’érige en défenseur de l’écologie, alors que le communisme ne peut pas l’être de par son histoire industrielle et celle de ses militants, ou bien ce désir de mesures totalitaires sous le couvert d’un « vrai socialisme » tellement plus attrayant?
Alors que la gauche institutionnelle se déchire pour la direction d’un parti éclaté, le NPA s’auto proclame comme la seule alternative de gauche possible. À la sortie du parc des expositions force est de constater que tous ces « camarades » m’ont autant séduit par leur désir d’utopie, leur notion du réalisable qu’effrayé par leur extrémisme qui ne dit pas son nom.
En tant que démocrate convaincu, comment me faire à l’idée que ce type d’extrémisme puisse être considéré comme une solution possible alors qu’il est clairement un danger intrinsèque à l’équilibre de la société ?

Ju

Classé dans : Economie, Politique | Julien Levêque | 17 novembre 2008 Commentaires (4)

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